Le Rassemblement National n’a pas toujours été clairement opposé aux islamistes en France.

L’islamisme sunnite financé par le Qatar attaque la laïcité française en jouant la carte du soft power américain, et donc du queer et de l’ultragauche.

Le militant antiraciste et laïque Nasser Ramdane Ferradj, fondateur du collectif des musulmans laïques et progressistes, rappelle qu’il n’en a pas toujours été ainsi (sujet brièvement évoqué ici).

La campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen en 2007 a illustré ces rencontres ambiguës entre une droite nationale post-reaganienne perdue, des courants nationalistes-révolutionnaires, l’ancien PCF Alain Soral tout juste arrivé au Front National, et des milieux islamistes à la fois chiites (l’Etat iranien) et sunnites (collectif Cheikh Yassine, Parti des Musulmans de France).

Si cette ligne autrefois incarnée essentiellement par Alain Soral parait davantage en sommeil qu’il y a 10 ans, ces milieux politiques existent toujours.

Le Front National de 2009 dénonçait une : “stigmatisation de l’islamisme”

En septembre 2009 Jean-Marie Le Pen a donné une interview pour Egalité & Réconciliation (le site d’Alain Soral) qui le ferait passer pour un antifa de 2021 ami du CCIF.

Il s’y est déclaré notamment “proche de la Turquie” et a approuvé son interlocuteur qui déclarait qu’il existerait une “stigmatisation de l’islamisme en France. Il possible de retrouver cette interview conforme l’ambiance de l’extrême droite de l’époque sur ce lien Archive.org.

Une partie des milieux nationalistes français et européens affirmaient encore, par stratégie d’alliance “antisioniste”, que les islamistes étaient diabolisés par les médias comme l’extrême droite. Les islamistes étaient fantasmés par l’extrême droite comme des alliés contre les juifs et les Etats-Unis. L’aura des attentats du 11 septembre était encore très fort.

C’était deux ans et demi avant la première vague d’attentats djihadistes déclenchée par Mohammed Merah en 2012.