Une femme, Chahinez Daoud, a été assassinée dans les pires conditions imaginables.

Cette femme âgée de 31 ans, mère de trois enfants, est morte après avoir été brûlée vive par son ex-compagnon mardi 4 mai 2021 à Mérignac en Gironde.

Ce féminicide intervient quelques jours après une action étrange de femmes voilées à Paris, qui se présentent comme “féministes”, et qui dénoncent “l’islamophobie” de Marlène Schiappa.

Combattre Marlène Schiappa, qui veut que toutes les petites filles scolarisées en France aient un accès égal à l’enseignement de la nage, serait un combat féministe. Si cette stratégie de communication ne cache que très difficilement un intégrisme musulman évident, ce dernier ne peut que se vérifier avec le féminicide de Mérignac.

Seules les vraies féministes ne sont mobilisées dans cette affaire. Les islamistes qui se présentent comme féministes, et leurs “alliées intersectionnelles” se taisent. La raison ? C’est le “patriarcat musulman”, qu’elles distinguent du “patriarcat de l’homme blanc” qui est en cause. L’auteur n’étant pas un homme blanc, on ne les entend pas.

Alors que l’islamisme est présenté comme du féminisme, les islamistes ne se donnent même pas la peine de sauver les apparences avec un service minimum.

Mérignac aurait pu être une occasion pour la gauche perdue d’ouvrir les yeux sur les islamistes qu’ils ont décidé d’accompagner et soutenir pour des raisons de transfert psychologique. Il n’en est rien.

Transfert psychologique

Selon le Vocabulaire de la psychanalyse par Laplanche et Pontalis, le transfert désigne le processus par lequel les désirs inconscients s’actualisent sur certains objets dans le cadre d’un certain type de relation établi entre eux et éminemment dans le cadre de la relation analytique (…) Il faut se rappeler que le transfert est d’abord une résistance à l’analyse. ” source

Or, il est grand temps pour les milieux de gauche qui piétinent leurs propres principes, de faire les analyses de notre époque sans falsifier volontairement le résultat.

D’ici quelques jours, on verra ce qu’il reste d’insoumis et d’antifas jouir des manifestations pour la Palestine et idéaliser l’identitarisme arabo-musulman, voire carrément l’islamisme.

Désir, peurs, projections, ou comment l’islamogauchisme devient la gauche en même temps qu’il tue la gauche au profit d’autres logiciels idéologiques.

On a rien compris à l’islamogauchisme si on ne comprend pas la dimension psychologique du phénomène.

C’est cela qui explique qu’une militante LGBT comme Maëlle Le Corre prend la défense d’une candidate voilée dont l’association cautionne le prédicateur antisémite et anti-LGBT Hani Ramadan, tandis qu’elle se montre profondément heurtée négativement par le mouvement anti-mariage pour tous (essentiellement catholique). Pour titrer son article au sujet de la Manif Pour Tous, elle reprend une citation qui parle d’une “guerre contre nous” (les LGBT). Son aversion pour les anti-mariage gay semble inverse de son empathie pour la militante islamiste.

C’est pourtant l’idéologue des Frères Musulmans Al-Qaradawi, qui propose de génocider les LGBT. Le mouvent anti-mariage pour tous ne va quand même pas jusque là.

De l’extérieur, ce tableau peint par Maëlle Le Corre semble incompréhensible. Mais avec la psychologie de ces gens, c’est logique. Pourquoi ? Le cœur du sujet intellectuellement parlant n’est rien pour eux par rapport au lien affectif entretenu entre les deux mouvances dont il est question.

C’est encore cela qui explique que Chahinez Daoud est morte dans la plus complète indifférence de ces milieux.

Cette obsession de l’islam des milieux de gauche, obsession qu’ils préfèrent là encore projeter sur les autres en la reprochant à la société quand le sujet de l’islamisme s’impose dans le débat public, a pour conséquence de faire apparaître Marine Le Pen comme toujours plus présidentiable.

Médiapart, le principal média pro-islamiste en France, a reproché une nouvelle polémique sur le voile suite à l’affaire de la candidate voilée LREM qui s’est révélée être une militante islamiste. C’est très clairement de l’inversion accusatoire. Car ce sont leurs alliés islamistes qui sont à l’origine des polémiques liées à l’islam ou l’islamisme. Ceux qui ont préparé l’affiche objet de la polémique savaient parfaitement quelles en seraient les conséquences. Ce sont ces mouvances elles-mêmes qui orchestrent d’être au centre du débat public en testant les limites des laïques dès que l’occasion se présente.

Islamistes, Lepénistes, centristes… l’islamogauchisme arrange tout le monde. C’est une réalité qui explique pourquoi des milieux de gauche et leurs amis salafistes ou Frères Musulmans deviennent très rapidement les moutons noirs de la société française.

Ils remplacent les néo-nazis des années 80-90 d’abord parce que leur nature idéologique le justifie dans la société française en 2021. Il n’est pas question de les dédouaner de cela. Mais c’est aussi parce que tout le monde a intérêt à ce qu’ils existent mais pas trop, un peu comme un Jean-Marie Le Pen de 1997. Ils sont un ingrédient à forte valeur ajoutée sinon indispensable d’une installation au pouvoir de l’extrême droite.

A part la gauche laïque incarnée par Caroline Fourest et les journalistes de Marianne, personne n’a véritablement intérêt à réveiller cette gauche qui meurt de l’islamisme comme la droite est morte du lepénisme.

Jean-François Khan vient de l’exprimer mieux que personne dernièrement.