La djihadiste d’origine australienne Zehra Duman est en liberté en Turquie malgré une peine de 7 ans de prison. Les exemples de djihadistes protégés par la Turquie ne manquent pas.

Zehra Duman, originaire de Melbourne en Australie, a été libérée de prison en Turquie et y vit avec ses deux jeunes enfants.

Zehra Duman s’est rendue en Syrie depuis Melbourne en 2014 et s’est enfuie en Turquie l’année dernière, où elle a été détenue par les autorités.

Elle a été déchue de sa nationalité australienne à la mi-2019
Au moins 63 femmes et enfants australiens restent piégés dans des conditions dangereuses dans des camps de détention en Syrie
Les tribunaux turcs ont libéré Duman en novembre, bien qu’elle l’ait condamnée seulement deux mois plus tôt à près de sept ans de prison turque pour appartenance au groupe terroriste.

(…)

Lorsque l’EI est tombé en 2019, Duman et ses deux jeunes enfants faisaient partie d’environ 70 femmes et enfants australiens emmenés au camp de détention d’al-Hawl dans le nord-est de la Syrie, où elle a donné une interview disant qu’elle voulait retourner en Australie.

Peu de temps après, Duman a fui al-Hawl avec l’aide de passeurs et a été arrêtée alors qu’elle entrait en Turquie. Le 21 septembre de l’année dernière, un tribunal de la ville de Sanliurfa, dans le sud de la Turquie, l’a condamnée à six ans et 10 mois de prison pour son appartenance à l’Etat islamique.

Cependant, l’ABC a confirmé qu’elle avait ensuite comparu devant un tribunal d’une autre ville du sud de la Turquie, Gaziantep, deux mois plus tard.

Lors de cette comparution, le tribunal a accepté de la libérer car elle est la seule personne capable de s’occuper de ses deux enfants, Jarrah et Layla, âgés de moins de six ans.

En conséquence, Duman, 26 ans, vit maintenant sur ce qui équivaut à une libération conditionnelle dans un lieu inconnu en Turquie avec ses enfants.

L’ABC a vu le jugement du tribunal de septembre qui a condamné Duman à la prison. Le jugement fournit la première preuve approfondie et directe d’elle sur les raisons pour lesquelles elle s’est rendue en Syrie et ce qui lui est arrivé pendant ses cinq ans et demi de vie sous le régime de l’Etat islamique.

Compte twitter de Zehra Duman en 2015

Source : ABC News